À ne pas écouter au bureau (¿Que pasa aquí?)

24 07 2008

La vidéo du jour : les braillements affectueux d’un tas de jeunes otaries orphelines… et des zoologues péruviens du projet Orca qui rampent sur la plage avec elles, en barbotant dans l’eau froide tout habillés et en hurlant de plus belle pour leur apprendre à communiquer comme de vraies otaries !

Ça, c’est de la passion…

Attention : si vous êtes au bureau, faite gaffe à baisser le son, vos collègues pourraient se poser des questions sur votre santé mentale !

Source : Cute Overload, votre fournisseur en ligne de phénomènes bizarro-adorables.

En prime, on notera que le cri de l’otarie est notablement plus mélodieux que les sons émanant de la clique sarkolâtre qui sévit dans nos contrées. Étonnant, non ?



Oh, une nouvelle fuite de radioactivité…

22 07 2008

Il y avait eu l’incident du Tricastin (cf. mon précédent billet), puis celui de Romans-sur-Isère (Drôme). Et l’on vient d’apprendre hier qu’une nouvelle fuite radioactive s’était produite sur le site de St-Alban/St-Maurice, également dans l’Isère.

Tout ça en l’espace de quelques semaines, cela fait un peu désordre, surtout pour en pays si fier de sa filière nucléaire qu’il prétend vendre ladite technologie, clefs en main, dans le monde entier…

D’un autre côté, vous me direz, ce n’est pas tout à fait étonnant, vu l’importance du nucléaire civil en France. Après tout, comme le fait remarquer un blogueur anglais, pas moins de 80% de l’électricité française est déjà produite sans rejets de CO2 ! (Billet cité par Bruce Sterling.) Autant de pris pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors ? Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Peut-on vraiment protéger l’environnement d’une main et le contaminer de l’autre ?

Les agriculteurs de la Drôme qui vont perdre leur récolte pour n’avoir pas pu utiliser l’eau des puits ont certainement une idée sur la question, d’autant que les mêmes puits fournissent souvent l’eau à usage domestique :

«À court terme, ça va, explique une cultivatrice. Mais à long terme, il faut qu’ils fassent quelque chose : faire venir l’eau de la ville, vérifier les sanitaires de la maison. L’uranium est toujours dans le chauffe-eau.» (Témoignage dans Ouest France.)

Il y a une dizaine d’années, l’usine de combustible nucléaire de Romans-sur-Isère avait tout simplement rejeté des effluents radioactifs dans les égouts de la ville. Ces rejets se retrouvaient dans les boues de la centrale d’épuration, et ces boues étaient épandues dans les champs, voire incinérées (ce qui revenait à diffuser des particules radioactives dans l’atmosphère, pour ajouter à la contamination des sols et de l’eau).

On a fait du chemin depuis, certes : l’entreprise FBFC (filiale d’Areva à 100%), qui gère l’usine, a construit une canalisation spéciale pour ces effluents, en conformité avec la réglementation.

Hélas, cette canalisation n’était manifestement pas protégée de façon efficace, vu les fuites actuelles…

Reste qu’on peut se poser des questions sur la réglementation française en la matière, puisqu’elle permet encore à l’usine de rejeter les effluents… dans l’Isère ! Ce qui les dilue, certes, mais ne règle pas le problème à long terme des pollutions cumulatives de l’environnement. Rivières, nappes phréatiques, sols, et au bout du voyage, la mer.

Dans quelle mesure le jeu en vaut-il la chandelle ? Et jusqu’à quand ?

Pour reprendre les mots du président de la CRIIRAD, s’exprimant dans l’Est républicain du 19 juillet à propos du site de Romans-sur-Isère :

«Il faut bien comprendre que le nucléaire n’est pas une industrie banale. Il nécessite une culture de vigilance permanente. Je sais que des règles draconiennes de sécurité sont appliquées au niveau des réacteurs, mais dès que l’on s’en éloigne, je constate beaucoup trop de laxisme et un jour ou l’autre, ça se paie.»

D’autant que le nucléaire n’est pas lui-même une énergie renouvelable. Les ressources en uranium ne sont pas illimitées, et même en recyclant au maximum le combustible (lorsque c’est économiquement et techniquement faisable, ce qui n’est pas évident), il ne s’agit que d’un avantage temporaire. Tôt ou tard, nous n’aurons plus ni combustibles fossiles, ni uranium…

Reste juste à espérer une chose : que d’ici là, nous n’ayons pas trop empoisonné l’eau et l’air ambiants.



Tricastin, transparence, Areva…

18 07 2008

Tiens, l’affaire de l’accident nucléaire à la centrale du Tricastin rebondit. Il y aurait eu des failles dans le système de sécurité, un manque de transparence dans la communication de la direction… Et voilà qu’on découvre une nouvelle fuite radioactive dans une usine appartenant au groupe Areva.

Ce qui me rappelle un billet de février 2007 où je faisais écho à la mauvaise surprise de mon éditrice, invitée au salon du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux(1), qui découvrait sur place qu’Areva n’était pas juste un sponsor parmi d’autres de la manifestation, mais le principal – et que le salon du livre en question était doublé d’une entreprise de promotion de l’entreprise nucléaire. Et pas question de critiquer, ou bien vous preniez la porte…

Le Navire en Pleine Ville, qui édite entre autres Pierre Rabhi, Yves Frémion, Marc Vassart et Lilian Bathelot, et qui n’est pas en reste pour les convictions écologistes, avait choisi alors de prendre la porte.

“Transparence”, avez-vous dit ?

___________
  1. L’une des communes riveraines du site de Tricastin. []


Quelques mots

16 07 2008

En hâte…

Désolée pour le peu de billets, ces temps-ci, mais il se passe que j’éprouve ces temps-ci un vieux coup de ras-le-bol envers le Net, les médias, l’actu, la blogoboule et tout ça. Bref, j’essaie de prendre un peu le large.

Sans vouloir spécialement marcher sur les plates-bandes d’Éric, d’ailleurs. Mais il y a des moments où décrocher du train-train devient aussi nécessaire que l’oxygène.

Voici tout de même un nouveau bulletin du front de l’écriture :

  • Rédigé le week-end du 14 Juillet : + 18 855 caractères
  • Ce qui place la barre de progression à : 379 528 caractères
  • Ambiance musicale : Vangelis, B.O. du film Alexandre ; Anathema, Restless Oblivion.
  • Aide chimique : retour au thé. En plus, ça tue les microbes.
  • Aide féline : Le chat sur les genoux de l’auteure, c’est mignon, mais quand même pas très pratique pour écrire…
  • Découvert dans le Littré : le participe passé de bruire est “bruit”.
  • Mots appris à OpenOffice.org : “d’affilée”, “célébrante”, “coassante” (ces deux-là existaient au masculin), “raidement” (et aussi “roidement”), “tigrillon”.
  • …Et il y a plein de trucs sur Internet : Vous vous souvenez du fameux chat réveille-matin, le petit dessin animé de Simon Tofield (un Britannique, membre du studio d’animation Tandem Films) ? Sans oublier la suite, la séquence de la porte… Eh bien, ça continue ! Cette fois, le chat et l’homme sont devant la télé, et on peut deviner à l’avance qui aura le dernier mot… C’est bien simple, je jurerais que l’artiste s’est documenté auprès de mon propre fichu félin ! (Vidéo trouvée sur Cute Overload.)

Avec toute ma sympathie pour ceux qui partagent leur espace vital avec un félin…



La fête nationale et moi

13 07 2008

“Le jour du 14 Juillet

Je reste dans mon lit douillet

La musique qui marche au pas

Cela ne me regarde pas…”

(Comme disait si bien Brassens.)

Bref, je ferai demain comme aujourd’hui : la grasse matinée. D’autant qu’avec mes chers sagouins de voisins qui ont fait la fiesta jusqu’à 4h du mat’ la nuit dernière, avec musique à la noix et pétards, ça ne sera pas du luxe…

Après, toujours comme aujourd’hui, retour devant le clavier pour faire avancer le tapuscrit.

P.S. Oh, joie indicible… Les voisins remettent ça avec leur enthousiasme plus ou moins républicain pour les trucs qui font boum !

Joyeuse nuit blanche, tiens.



Encore des nouvelles sur Feedbooks

9 07 2008

Vous aimez les livrels ? Moi aussi. Et je poursuis la republication en ligne de mes nouvelles de précédemment parues dans des revues et fanzines, grâce à la plate-forme gratuite Feedbooks.

Nouvelles d'Irène Delse sur la version mobile de Feedbooks

Aujourd’hui, voici deux courts récits fantastiques qui se rattachent à l’univers de Lizil (en gros, celui de L’Héritier du tigre) :

Ces deux textes viennent s’ajouter aux neuf que j’avais déjà mis en ligne sur Feedbooks, disponibles gratuitement dans des formats adaptées à la lecture sur les liseuses électroniques du marché (Cybook, Iliad, Kindle…), sur ordinateur et même sur les PDA et smartphones (voir aussi Feedbooks Mobile).

Mais on peut aussi choisir d’imprimer le PDF au lieu de le lire à l’écran.

Tous sont bien entendu publiés sous licence Creative Commons 2.0 (Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage aux mêmes conditions). On est libre de télécharger, copier, partager, en tout bien, tout honneur.

Après, si on aime ces textes, il n’est pas interdit d’acheter le roman, pour soi ou pour offrir. C’est même chaudement recommandé… ;)



Les Eurodéputés ne valident pas (encore) le filtrage du Net…

8 07 2008

Du moins, les amendements les plus controversés (riposte “graduée”, dont j’ai dit ici tout le mal que j’en pensais, et filtrage des contenus) au projet de directive dit “Paquet Télécom” ne sont adoptés que sous réserve de nouvelles discussions à la rentrée, en septembre. (Cf. PC INpact.)

Sans l’importante campagne en ligne menée notamment par la Quadrature du Net, on risquait de voir toute l’Europe s’aligner sur le très contestable “modèle” français.

Quoique, pour être juste, le Royaume-Uni s’est déjà engouffré sur le même chemin. Ce qui a inspiré à Cory Doctorow, qui y réside, une suggestion bien swiftienne (citée aussi par Tristan Mendes France) : et si on supprimait l’accès Internet aux majors qui accusent trois fois à tort des internautes de piratage ? On verrait alors s’ils sont toujours aussi chauds pour appliquer ce traitement aux usagers…

Bon, rendez-vous en septembre, donc. En attendant, un peu de musique fraîche – c’est le cas de le dire : Lire la suite »



L’état du tapuscrit

6 07 2008

— Sœur Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

— Je ne vois que la route qui poudroie et l’herbe qui verdoie… Hum, et aussi le tapuscrit qui s’allonge, bien sûr.

Voici donc un nouveau bulletin du front de l’écriture :

  • Rédigé ce week-end : + 11 057 caractères
  • Ce qui place la barre de progression à : 360 673 caractères
  • Ambiance musicale : D. C. Simpson, Shiver ; J.-S. Bach, Six suites pour violoncelle seul, enregistré par Henri Demarquette.
  • Aide chimique : un grand verre de coca light.
  • Soutien moral félin : “Miaaou ?” Plaît-il ? “Mrraaaou !” Oui, mais encore ? “Maaaou…” C’est ça, c’est ça, j’ai compris. Les voilà, tes croquettes !
  • Mot appris dans le Littré : embabouiner (j’adore).
  • Problème du jour : comment perdre mon personnage (et le lecteur à sa suite) dans les couloirs d’un vieux château, sans m’y perdre moi-même. (Et non, je n’ai pas encore dessiné de plan.)
  • …Et il y a plein de trucs sur Internet : saviez-vous que Darwin aussi avait un blogue ? Si, si, je vous jure ! Il paraît que c’est la dernière mode, pour les personnalités d’outre-tombe… À déguster : Charles Darwin’s blog, rigoureusement scientifique et délicieusement british.

Allez, bon vent, mes agneaux, et à la semaine prochaine !



Oh, une chaîne !

4 07 2008

Et c’est la faute à Luc Mandret, qui m’a collée parmi les destinataires de sa chaîne : “mon blog préféré et mon blog détesté” !

Chaîne, chaîne ? Je ne suis pas un fantôme, moi…

Ni même une télé…

Bon, trêve de rigolade. Luc est bien gentil, après tout. Et puisqu’il le faut, allons-y.

Mon blogue préféré, actuellement, c’est Muhlberger’s Early History (trouvé grâce à Making Light). Les réflexions d’un Canadien d’origine étatsunienne qui enseigne l’histoire ancienne et médiévale à l’université de Nissiping, dans l’Ontario. (Oui, c’est en anglais. C’est ainsi : j’en lis beaucoup.)

Enluminure : l'Apocalypse de Bamberg (Wikimedia Commons)

Il y a plein de choses dans ce blogue : intelligence, lucidité, vaste culture, curiosité éclectique, et puis une humanité, une sensibilité qui me font penser que j’aurais adoré avoir un prof comme lui.

Enfin, le blogue que je déteste le plus… Ah, non ! Je ne vais pas faire de la pub à des trucs que je déteste, maintenant !

Et plutôt que de repasser la patate chaude, je vais citer ici quelques blogues sympathiques, rien que pour le plaisir :

C’est tout pour le moment… Et ce n’est déjà pas mal ! À vous de cliquer.



Le père et le bébé vont bien

4 07 2008

Vous vous souvenez de Thomas Beatie, “l’homme enceint” ? Cet Américain de 34 ans avait défrayé la chronique ce printemps en parlant publiquement de sa grossesse.

couverture de La Main gauche de la nuit, d'Ursula Le Guin (Pocket)

En 1969, Ursula K. Le Guin avait déjà exploré la question avec son classique La Main gauche de la nuit

Eh bien non, ce n’est pas un hoax : ce transsexuel, né femme, est devenu légalement un homme après suivi un traitement hormonal et une opération de reconstruction de la poitrine. Mais il avait choisi de garder sa capacité reproductrice, c’est-à-dire son utérus et ses ovaires. Lui et son épouse Nancy avaient toujours désiré avoir un enfant, mais elle de son côté ne peut pas en avoir… C’est donc le père qui, arrêtant son traitement hormonal masculinisant, a porté le bébé (conçu par insémination artificielle avec don anonyme de sperme).

Ce n’est d’ailleurs pas une première absolue. En 1999, Matt Rice, un autre homme transsexuel qui avait conservé ses organes reproducteurs féminins a déjà porté et accouché d’un bébé. Mais Thomas Beatie est le premier cas recensé de grossesse chez un individu légalement masculin.

Une première tentative s’est mal terminée, mais la seconde fut la bonne. Hier, Thomas et sa femme ont annoncé la naissance de leur bébé, une petite fille. Le père et l’enfant se portent bien !